Dernière note
La Belgique et Bruxelles c’est fini depuis plus de 2 mois bien sûr, mais nous n’avions pas clôt le blog correctement. Enfin, il faut finir ça proprement… mais on dit pas qu’on l’a tenu proprement… il y a pas mal de photos qu’on avait envie de mettre, mais c’est long, des trucs qu’on aurait pu raconter, peut-être surtout dire tout ce qu’on a pas encore vu mais qu’on aurait bien voulu voir. En tout cas, sûr, on reviendra!
Un dernier mot sur notre dernier week-end de visites qui aura été pour Bruges, l’un des fleurons de la Flandre!
Une ville magnifique, au riche passé, parcourue de nombreux canaux. Malgré le mauvais temps, la promenade a été fort agréable, y compris le bateau au fil de l’eau. Et puis Bruges, c’est aussi le chocolat! Rien de tel qu’un bon chocolat chaud, avec du vrai chocolat fondu à ajouter au lait, le tout agrémenté de quelques chocolats maisons!
“Le Bota, c’est tout ça!”
Stage fini depuis 2 grosses semaines, rapport rendu, soutenance à venir. Tout ça pour dire simplement que même si j’en ai peu parlé j’ai rencontré pendant ces 5 derniers mois des gens supers!
Et en passant dans les bassins poissonneux des serres pour aller chercher un énième sandwich, Morgane (stagiaire production saison) a proposé que nous léguions un poisson au Bota, ce que Terry, Martin (stagiaires com-promo) et moi-même (stagiaire production festival) avons accepté avec allégresse. Fin mai, nous faisions donc une expédition poisson et achetions Wave Machine (Terry), Sexy Sushi (Martin), TBC (“to be confirmed” – Morgane) et Rusko (moi (parce que j’aime pas les dj ni les poissons mais que Rusko et ce poisson étaient sympas)) et nous relâchions nos pauvres protégés devant la congrégation du service Musique.
Sexy Sushi n’a pas tenu une semaine, paix à son âme…
Loïc à la mer: droit de réponse
Bah quoi? Moi j’aime bien l’eau! Bon, nager et faire des longueurs, c’est pas ce que je préfère, mais sinon, faire la course avec les vagues, aller chercher la baballe qui flotte, s’enterrer les pattes dans le sable et tout ça, c’est chouette non? Enfin moi j’étais bien content! J’ai vu des bateaux, des mouettes, des coquillages et donc voilà mon secret! Pour un poil luisant, une truffe humide et un œil vif, rien de tel qu’un bain d’eau salée dans la mer du Nord!
Waf!
Sans transition, demain mardi sera mon dernier jour chez Stratec! C’est passé très vite, j’ai pas mal appris, même si ce n’est pas le type de bureau dans lequel je souhaite officier à l’avenir. Au final, j’ai surtout travaillé en milieu urbain, et à l’urbanisme, l’architecture, les questions de mobilité, je préfère l’environnement naturel.
Côté soutenance, ça s’est bien passé, et année comme semestre sont validés! Ne reste que l’oral d’admission en M2, le 1er juillet, et puis vacances!
Re-waf!
Kate Nash
Le 8 juin était mon dernier concert au Bota. Et je terminais en beauté avec Kate Nash, à l’Orangerie. Enfin… en beauté parce que c’est un gros nom et un concert complet, je n’ai pas vraiment aimé sinon. Sister Lovers en première partie.
Ça a été un peu la course ce jour-là. Mais finalement, vous ne comprenez peut-être toujours pas pourquoi accueillir un artiste prend du temps, c’est vrai, après tout je ne m’occupe de rien d’un point de vue technique et c’est surtout de ça que les artistes ont besoin pour jouer! Oui, bon, mais nous on règle d’autres petits détails!
Ce matin là, le tourmanager de Kate Nash nous appelle pour nous dire qu’ils arriveront 3/4h en avance: branle bas de combat, je viens juste d’arriver, les loges ne sont pas préparées, il n’y a pas de place pour le tourbus sur le parking et il faut faire des courses. Préparer les loges ça consiste surtout à installer l’espace catering avec nourriture et boissons en quantités, mais aussi à mettre les horaires de la journée un peu partout, des assiettes et couverts dans les loges etc. Je ne les ai pas faites ce jour-là, le parking était plus urgent. C’est une des choses que j’ai détesté faire au Bota… Des places sont réservées les jours de concert, ce sont souvent des gens du Bota qui s’y garent. Dans ce cas pas de problème, on les appelle, on leur dit de partir (et éventuellement on râle un peu, parce que flûte, ils savent bien qu’il y a des concerts non?!). Et si ça ne suffit pas, on appelle la police communale pour faire débarquer les voitures. Et ça c’est chiant, ça prend du temps, les policiers renâclent souvent à la tâche et il y a toujours la peur de faire une bourde en envoyant à la fourrière la voiture-à-laquelle-il-ne-fallait-surtout-pas-toucher. Puis le groupe arrive. Comme c’est un tourbus, les gens sortent au compte-goutte, je les récupère par petits groupes pour leur montrer la salle puis les loges. Tout le monde veut prendre des douches, distribution de serviettes et de clefs pour fermer les loges. Malheur, pas d’eau chaude, les gens râlent un peu mais c’est surtout Kate Nash qui fera la gueule si elle doit prendre sa douche froide. Contacter le régisseur bâtiment qui va tenter de trouver le réparateur qui se balade dans le Bota mais qui est plus sûrement en pause-déjeuner. Flûte, plus de wifi non plus, contacter l’informaticienne qui doit aussi être partie manger, penser à la recontacter plus tard. En désespoir de cause, contacter les hôtels pour espérer pouvoir proposer une douche chaude, mais tout est complet aux alentours. Laurence qui avait fait les loges fait les courses, je reste pour m’occuper du groupe. Finalement eau chaude, je vais chercher les plateaux repas au Café. Je mange et essaye de bosser un peu mon rapport de stage, puis je redescends dans les loges, cherche le tourman, règle avec lui ce qui concerne le repas et les pass sécurité. Recontacter l’informaticienne. Une livraison, c’est leur merchandising, j’amène ça dans la salle. Il faut vérifier un peu où on en est dans les frigos… Bosser. Puis arrive la première partie, que je cherche vainement dans les couloirs, distribution de tickets, de pass, quoi il faut de la superglu? Pour recoller une dent??? Recherche d’un dentiste en urgence à 18h, Noémie l’emmène. Je fais la jonction rapide entre Terry (ancien costagiaire) qui s’occupera du merchandising et le tourman, je m’assure que tout le monde va manger, mais où est le reste de la première partie? Rechercher le tourman pour la guestlist qu’il ne m’a toujours pas donner, le rerechercher pour qu’il donne du change au merch, le rererechercher parce que je n’ai toujours pas de guestlist. Préparer les serviettes et l’eau pour la scène. Retour du dentiste, il faut lancer la première partie, oui, bon, une clope mais après vous y aller. Manger, coup de fil, il faut amener les alcools dans les loges. Retourner manger. Pause… Lancer Kate Nash, dans 5mn? Non 10? Non, ça va pas aller, c’est prévu à 21h et il y a déjà du retard, ça traîne puis c’est parti. Besoin de trouver un hôtel près de l’aéroport, Noémie trouve, il faut les coordonnées bancaires, chercher le tourman encore. Voir comment ça se passe pour le pourcentage sur les bénéfices pour Kate Nash, les contrats, les feuilles Sabam (équivalent belge de la Sacem). Puis attendre que tout le monde s’en aille, trouver un taxi, ranger les loges.
Voilà comment ça se passe en gros, sachant que c’était un groupe plutôt prenant mais pas spécialement chiant.
Le concert? Je l’ai quasiment pas vu, j’aime pas vraiment sa voix … Puis elle semblait capricieuse, du coup ça ne m’a pas donné envie non plus. J’ai plutôt préféré discuter avec Terry et Noémie.
Loïc à la mer
Le lundi de Pentecôte (férié), nous sommes allés à Ostende et Le Coq, 2 stations balnéaires au bord de la mer du Nord en Flandre. Loïc était très content! Peut-être qu’il en parlera bientôt!
(bon, j’avoue qu’il est bien occupé par son rapport de stage pour l’instant)
Pierre Souchon et Marie Warnant
Vendredi 28, dernier jour de stage officiel, j’accueillais Pierre Souchon au Witloof. Oui, le fils de. Et le frère de aussi. D’ailleurs, frère de, dit Ours, était là aussi.
Bon, Pierre Souchon et son équipe étaient gentils, il fait de chouettes musiques, mais ses paroles sont un peu gnangnan. C’est bizarre d’ailleurs, niveau musique c’est super, à deux, soit piano/guitare ou guitare/basse, ça rendait très bien, les mélodies sont belles, bien différenciées, c’est entraînant, ça reste dans l’oreille… mais les paroles non. Et il est un peu jeté, comme son frère apparemment, il a par exemple fait chanter le public, comme le thème c’est qu’il veut des nouveaux amis, il veut connaître son public, donc les femmes chantaient, puis les hommes, les taureaux, les capricornes, ceux qui chaussent du 36-37, du 42, ceux qui ne sont jamais venus, ceux qui ont vu 2 fois Rabbi Jacob… Pour les grenoblois, en fait il m’a beaucoup fait penser à notre camarade Delinotte! Bref, c’était tout de même fort gai comme disent les Belges.
Et mercredi 1er, j’accueillais la belge Marie Warnant à la Rotonde. Hein, quoi? Mais je viens de dire que j’avais fini mon stage? Oui, mais je prolonge! Comme Martin, je reste au Botanique jusqu’au 15 pour rédiger mon rapport de stage (lui son mémoire) et on continue de faire quelques concerts. En fait, je resterai jusqu’au 11 et je n’aurai fait que 2 concerts de plus (Marie Warnant et mercredi Kate Nash). Les autres stagiaires, Terry et Morgane, sont partis l’un vendredi dernier, l’autre aujourd’hui, ça sent la fin…
Donc Marie Warnant… sympas et pas chiants, de toute façon ils connaissent bien le Bota, peut-être un peu longuets à partir, mais après tout c’était une présentation de nouvel album, avec plein d’invités etc., ça se comprend. Alors, le concert… la musique est bien, encore, mais j’ai pas trop accroché aux textes non plus. Et cette fois c’était plus banal, de la bonne musique de chanson française mais sans grande originalité.
samedi, dimanche, lundi
Et c’est reparti pour mon récap des Nuits!
Samedi 14, j’accueillais 3 DJ Rusko (et sa copine), Hatcha et Bunzero et son invité, soit la tête d’affiche et les premières parties de la soirée dubstep au Chapiteau. Alors, le dubstep, comment vous dire, c’est un nouveau mouvement de techno (ou en tout cas il est pas vieux parce qu’il paraît que là on avait des “pionniers”) à base de grosses basses et avec un volume sonore nécessitant des triples bouchons d’oreilles. Donc j’ai pas trop aimé. Par contre, Rusko et Hatcha que je suis allée chercher à l’aéroport étaient très sympas, Rusko doit être un des (si ce n’est l’) artistes le plus sympa que j’ai accueilli! Au point que j’ai appelé mon poisson Rusko, mais ça c’est une autre histoire. Donc Rusko et Hatcha pas chiants, ils arrivent, ils vont dormir à l’hôtel, ils mangent, ils fument, ils jouent et ils repartent à l’hôtel. Sauf que bon, on avait besoin d’eux pour signer des contrats ou des choses de ce genre, et comme ils ont à peine mis les pieds dans les loges, j’ai dû leur courir après un peu tout le temps pour les chercher. Entre autre pour une interview: Rusko en est sorti tout content. Il m’a expliqué qu’il avait sorti son album il y a quelques semaines et que depuis il donnait des interviews quasiment tous les jours, mais il trouvait ça chiant parce que c’était toujours les mêmes questions “comment vous en êtes arrivés au dubstep? Qu’est-ce que le dubstep?” etc. Il m’a dit en se marrant qu’il changeait de réponse à chaque fois pour que ce soit plus amusant pour lui et pour ceux qui s’intéresse vraiment à ce qu’il fait! Enfin, bref, c’était inaudible quand même.
Comme j’ai été pas mal occupée à courir donc, je n’ai quasi rien vu de la soirée. Pourtant il y avait de chouettes trucs, Wave Machines ou Absynthe Minded à l’Orangerie et Loïc parlera peut-être de Maximilian Hecker et de Noria au Grand Salon.
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Dimanche 15, chouette journée, j’accueillais Bonobo et The Field! Bonobo en tourbus, grosse équipe encore mais… pas chiante du tout. En fait, une fois passée la tête dans le cul et les demandes de douche des premiers arrivants le matin, ils ne m’ont rien demandé jusqu’au soir. Et c’est parfois drôle de voir que c’est en en faisant aussi peu qu’on peut rendre les gens contents, tout le monde m’a remercié, le tourman était très content de la soirée. Non, le groupe marrant du jour c’était The Field, surtout leur régisseur, très sympa. Il m’a conseillé de fuir le milieu de la musique tant qu’il était encore temps… Et tout le groupe a été très gentil quand je me suis prise la porte vitrée du Witloof en pleine tête (oui, je voulais passer de l’autre côté… j’ai essayé de les convaincre que j’adorais essayer de traverser les portes mais je ne suis pas sûre que ça ait marché…).
Au Grand Salon, The Books était déroutant, planant, intéressant. Avec un écran et des images qui défilaient au rythme de la musique derrière eux, l’un jouait plutôt de la basse et chantait, l’autre de la contrebasse ou guitare, mais ils changeaient et utilisaient des instruments électriques (y compris la contrebasse). Une grande partie du morceau instrumental était déjà enregistré… Pourtant j’ai trouvé ça vraiment bien. Sinon The Field était pas mal et Bonobo… c’était complètement génial! D’autant plus qu’il a joué pas mal de chouettes morceaux de Days to Come. Sur scène un dj, batteur, guitariste, claviériste, un saxophoniste/clarinettiste/flûtiste, la chanteuse Bajka et Bonobo, essentiellement à la basse. C’est assez marrant de constater que Bonobo ne se met pas du tout en avant, au point que ceux qui ne connaissaient pas ne savait pas trop qui il était.
Lundi, dernier jour. Journée plus cool avec moins de groupes. J’accueillais Little Dragon, groupe suédois montant dont vous avez peut-être entendu parlé puisqu’il collabore sur un ou deux morceaux du dernier album de Gorillaz. Groupe cool encore une fois, ils étaient crevés aussi et ne m’ont pas demandé grand chose. Assez électro, c’était pas mal sur scène, même si finalement je m’attendais à quelque chose qui sorte plus du lot. La tête d’affiche du Chapiteau était Jamie Lidell, ça m’a permis de mettre un nom sur des morceaux connus, c’est dansant et entraînant mais c’était de la pop classique finalement. Plus intéressant,
Holy Fuck à l’Orangerie. Groupe électro qui créait quelque chose qui peut faire penser à de la musique de film, une chouette ambiance à laquelle contribuaient sûrement les deux plantes sur scène.
Deux plantes qui allaient trépasser peu après… Il est temps que je parle ici du groupe qui a choqué une partie de son public (enfin, peut-être surtout les gens du Bota) et qui a enflammé l’autre. Le duo français Sexy Sushi… Un gars à l’ordi apparemment à l’origine d’une musique électro boum-boum criarde et une fille qui “parle/chante/crie” des textes nuls, les deux avec perruques et lunettes noires et se retrouvant torses nus (hormis 2 petites croix bien placées chez la fille) à partir du milieu du concert. La chanteuse plonge dans le public, ressort, le public monte sur scène, chante dans le micro, jette ses vêtements, la fille tape une sorte de cravache voire le micro un peu partout, tire les enceintes de retour, flanque une table par terre, dépote les plantes en les tirant et tapant sur le sol avant de les balancer dans le public, etc. Je ne sais pas quelle était la marque du micro, mais pour ceux qui cherche quelque chose de résistant ça vaut sûrement le coup de se renseigner. Du grand n’importe quoi, qui nous a atterré, les backliners ont petit à petit enlevé le matériel qu’ils pouvaient (les retours…) pour limiter la casse. Et tout ça avec un public en délire, c’était peut-être le pire. On a tous été étonnés d’apprendre qu’il n’y avait rien de casser, la chanteuse (tout à fait normale et sympa hors scène paraît-il) a reconnu que ça n’arrivait pas souvent. Vraiment bizarre…
Puis comme c’était la dernière nuit des Nuits, la soirée a été bien longue… Si on peut encore parler de soirée quand nous sommes partis… Mais c’était bien! Toutes ces nuits étaient vraiment bien! Et sont passées à toute allure…
mardi, mercredi, jeudi, vendredi
Lundi 10 était un day-off.
Mardi 11 c’est reparti pour le festival et l’accueil artiste avec la Nuit Belge. 3 groupes belges dans chaque salle (sauf au Cirque, Gaëtan Roussel, mais de toute façon on était trop occupés au Bota pour aller jusque là-bas) et un accès du public à toutes les salles. Je crois qu’il y a eu plus de 1600 ventes ce jour-là, autant dire que c’était un beau bazar dans les serres avec un public qui changeait sans cesse de salle.
J’accueillais Nele, au Chapiteau, et Dez Mona au Grand Salon, des Flamands avec qui je parlais français. Groupes sympas, malgré quelques petits soucis au Grand Salon qui en ont fait râler d’autres… J’ai l’impression d’avoir passé mon temps à courir m’occuper de mes groupes et à être plus en bas pendant la soirée. En tout cas rien ne m’a vraiment marquée, hormis peut-être Nele qui en plus d’être sympa est assez drôle sur scène.
Mercredi 12. Je précise ici que j’étais censée accueillir des artistes surtout au Chapiteau. Mais Terry a voulu faire un grand chelem et a accueilli les 4 du Chapiteau, me laissant sans groupe. Bon, comme ça j’ai eu plus de temps pour faire ce que j’avais toujours à faire dans les bureaux et pour me battre avec l’hôtel. Malgré quelques coups de main, la soirée était plus vide. Ce soir là, les groupes du Grand Salon étaient encore une fois assez chouettes, Broadcast 2000 et Seabear, même si ce dernier a eu quelques soucis de sons et n’a pas voulu jouer le jeu du Grand Salon en se mettant en cercle. Ils ont adopté une configuration de scène classique en jouant quasi les 6 en ligne… Dommage pour tout ceux qui étaient sur les côtés et derrière. Deerhunter au Chapiteau était aussi une découverte intéressante jusqu’au moment où ils partent dans un délire à base d’effets de guitares.
Jeudi 13. Retour à l’accueil artiste, je filais un coup de main à Terry qui accueillait Gogol Bordello et Mariachi El Bronx (du groupe The Bronx – les 2 groupes tournent ensembles). Grosse équipe, 3 tourbus, un camion, environ 30 personnes. Et plein de lessives à faire. J’accueillais sinon la première partie Bear in Heaven, un groupe dont je sens qu’il va énormément me marquer, j’ai déjà du mal à me souvenir de la tête du tour manager… On pensait que ce serait un énorme bazar, avec Gogol puis finalement non, c’est juste qu’ils sont nombreux et qu’il fallait beaucoup de choses (à manger entre autre). Ce soir là, au Grand Salon, on pouvait se laisser envouter par la douce folk de Lonely Drifter Karen… Et Gogol Bordello valait le détour aussi. Côté musique je trouve que c’est quand même un son très brut et que c’est assez répétitif, mais c’est vrai que c’est dynamique, festif, entraînant. Bon, après asperger le public de vin blanc, j’aurai toujours du mal à comprendre…
Vendredi 14. J’accueillais les 2 premières parties du Chapiteau, le groupe belge Driving Dead Girl et les Canadiens de Wintersleep. 2 groupes sympas, qui ne posaient pas de soucis, Driving Dead Girl étant un groupe de quadra qui fait du bon vieux rock musclé, que je n’ai pas aimé, et Wintersleep, plus soft et écoutable/agréable. Une belle soirée avec un groupe que j’avais déjà repéré, des découvertes marquantes et un grand regret: celui de n’avoir vu que l’ultime morceau de Féloche. Déjà j’aime bien ce qu’il fait, mais en plus Féloche et son régisseur étaient passés la veille pour déposer leur matériel, l’occasion de discuter et ce gars est hyper sympa! Et il a l’air d’avoir une pêche d’enfer sur scène, ceux qui l’ont vu étaient ravis. En plus ils avaient des crânes et des sortes de totems, j’aurai été curieuse de voir comment ils s’en servaient… Bref, c’est raté, c’est raté. Au Grand Salon donc, le groupe folk belge Dan San, j’avais déjà beaucoup aimé ce que j’avais pu en écouter sur leur myspace ou album et le concert n’était absolument pas décevant. Ils n’ont sorti qu’un court CD pour l’instant mais dés qu’un album plus complet sort, je prends! Sinon découverte à la Rotonde: le DJ RJD2 qui s’est donné à fond pendant plus d’une heure et demi. Ce que j’en ai vu était bien et intéressant, je n’avais jamais vraiment vu comment un dj mixait. Je ne comprend d’ailleurs toujours pas quelle est sa part exacte de responsabilité dans ce qui finit par sortir des enceintes, mais j’ai bien aimé. Et j’ai découvert la tête d’affiche du Chapiteau, Black Rebel Motorcycle Club. Honte sur moi, je ne connaissais absolument pas avant alors que j’ai l’impression d’avoir entendu plusieurs personnes dire “wow, BRMC passe pendant les Nuits! Mais c’est génial!”. Puis oui, concert impressionnant, comme quoi chant/guitare/basse/batterie ce n’est pas forcément trop peu pour faire quelque chose de vraiment captivant à écouter. J’ai l’impression d’avoir pu écouter du bon vieux rock américain avec eux, et je me suis surprise moi-même à trouver ça effectivement bien.
Et tous ces jours nous vivions quasi-exclusivement au Bota, hormis pour dormir. Nous avons fini par adopter un rythme complètement décalé en arrivant la tête dans le c.. entre 11h et 13h et étant en pleine bourre à 2h du mat’. Complètement en décalage au niveau des langues aussi, j’ai parlé en anglais à Tété…
Vendredi, samedi, dimanche
Alala, je dis que je raconte, puis je raconte pas, bien sûr, tssss…
Alors, vendredi 7 était le premier jour du festival, premier jour un peu bizarre pour moi puisqu’il s’est surtout passé dans les bureaux, comme d’habitude. Mais j’avais beaucoup à faire. Par contre, je crois que c’est la soirée où je me suis le plus baladée entre les salles et où j’ai peut-être profité le plus des concerts.
Les deux groupes que j’ai apprécié le plus étaient ceux qui jouaient au Grand Salon. Déjà le Grand Salon est chouette, c’est le musée réaménagé en salle de concert avec tapis orientaux, poufs, fauteuils, chaises en bois et cuir, et deux murs végétaux. Le groupe joue au centre, entouré par le public. En premier, Murder, duo danois guitare-voix avec le chanteur de I Got You On Tape (autre groupe danois avec lequel j’ai déjà saoulé quelques personnes (mais le morceau Ace in the Hole est vraiment génial non?)). Tout le monde était absorbé par les morceaux mélancoliques du duo (Telegraph : magique!, Daughters of Heavy…). Ensuite, le groupe belge Joy, plus rythmé, plus rock mais avec un violoncelle, alors forcément…Je n’ai pas particulièrement accroché au reste et je n’ai pas compris l’engouement que provoquait le DJ Paul Kalkbrenner.
Samedi, week-end donc moins de mails donc un peu moins de travail dans les bureaux. En tout cas je me suis trouvée du temps pour essayer de descendre plus souvent dans le Witloof (où était l’accueil artiste pour rappel), histoire de me sentir quand même dans l’ambiance et de rencontrer et discuter avec les bénévoles.
Pendant cette soirée j’ai bien aimé Woodpigeon à l’Orangerie, sympa mais peut-être un peu répétitif. Le Peuple de l’Herbe au Chapiteau m’a surprise aussi, je pensais que c’était le genre de truc qui allait vraiment me sortir par les oreilles et en fait non, je n’ai pas adoré non plus mais j’ai écouté un moment.
Et ce soir là, ô merveille, on m’a proposé d’accueillir un groupe le lendemain!
Donc dimanche, une journée partagée entre les bureaux (où il y avait encore moins à faire parce qu’encore moins de mails que la veille) et le Witloof puisque j’accueillais Ellie Goulding, tête d’affiche de l’Orangerie. Vous ne le savez peut-être pas mais c’est une star montant de la pop-soul britannique et elle est fortiche en pompes. On pensait que ça allait être un groupe difficile au vu du rider, en fait ce qui a été surtout difficile ça a été de les localiser pendant la journée et la soirée… Ellie Goulding a fait des interviews dans l’après-midi puis est allée à l’hôtel et les musiciens et régisseurs étaient éparpillés je ne sais où (le tour man m’a parlé d’un match de foot qu’ils suivaient tous…). Si bien qu’une heure avant qu’ils montent sur scène, je ne savais pas où était le groupe et je n’avais toujours pas vu à quoi ressemblait Ellie Goulding alors que tout le monde l’avait déjà croisé au Café ou dans les serres… Bref. Ca s’est bien passé (puisqu’ils n’étaient pas là) mais je n’ai pas aimé les 4 minutes que j’ai dû voir du concert. Non, ce soir là, c’était Chapelier Fou le concert génial (et on a pu profiter des balances aussi!), mais on le savait déjà.
Les Nuits c’est… fini

Les Nuits sont terminées depuis lundi, ça y est… (et on en a parlé en grand bien dans libé!). Pour donner une idée de l’ampleur de la chose, le festival durait du vendredi 7 au lundi 17 mai, avec un day off le lundi 10. Il y avait 5 salles: le Cirque royal (jusqu’à 1600 places) qui a accueilli de 1 à 3 groupes par soir, le Chapiteau (1200 places) 2 à 4 groupes par soir, l’Orangerie (600 places), 3 à 4 groupes par soir, la Rotonde (280 places), 1 à 3 groupes par soir et le Grand Salon (installé dans la salle d’expo du Bota – 250 places) avec 1 à 3 groupes par soir. En tout, dans les 120 groupes sont passés pendant ces Nuits Botanique.
Je partais pour ces Nuits avec l’idée que j’aurai peu le pied sur le terrain, hormis peut-être les soirs et que je n’accueillerai éventuellement de groupes qu’en fin de festival. Finalement ça ne s’est pas tout à fait passer comme ça. Vendredi et samedi j’ai passé ma journée dans les bureaux à continuer de faire le suivi sur les riders des groupes, les infos hôtel, les trajets à effectuer, des guests, des exonérations etc, mais le soir je descendais dans l’espace catering/accueil artistes (installé dans le Witloof) pour donner des coups de main et regarder les concerts. C’était quand même un peu frustrant de rester dans les bureaux, sans être dans l’ambiance festival avec les autres stagiaires et bénévoles. On a du remarquer que j’étais quand même souvent en bas le samedi et que le boulot des bureaux était gérable si bien qu’on m’a proposé d’accueillir un groupe dimanche. Et j’ai accueilli un ou des groupes quasi tous les jours.
De chouettes Nuits au rythme soutenu en tout cas, avec les autres stagiaires et nos “supérieurs/collègues/tuteurs?” on a encore du mal à s’en remettre, ce long week-end est tout à fait bienvenu. Il y a eu de bonnes découvertes, des trucs que j’ai trouvé nuls voire inaudibles, de chouettes rencontres, des moments de stress, des moments de glande, pas mal de fatigue, quelques petites merdes dans l’organisation, mais tout s’est globalement bien passé.
Je vais vous parler un peu de tout ça, mais à noter, les photos que je suis susceptible de mettre ne sont pas de moi mais de la photographe officielle des Nuits.







